Le  » Wedding Portait » #4

[ Le Wedding Portrait #4]


Bérangère

« Bérangère. A »

Créatrice de robes de mariée

– L A  P A T I E N C E  –

Je rencontre Bérangère par un temps de pluie. Elle m’accueille et m’ouvre les portes de sa jolie maison et de son espace dédié à son entreprise. Un joli espace de création et une partie showroom dans laquelle elle accueille ses clientes.
Avant même de démarrer l’interview, on se met rapidement à papoter d’elle et finalement, tout commence naturellement, avec beaucoup de simplicité et de bienveillance…

Bérangère commence à parler de son parcours : J’étais chef de produit, j’ai fait une formation de styliste. Mon parcours est un peu compliqué (c’est bien ça les parcours compliqués !)

J’ai toujours trituré des bouts de tissus. Depuis toute petite, ma mère cousait, elle nous faisait les vêtements pour mes sœurs et moi et j’ai toujours regardé, les trucs qui tombaient  sous les tables … Puis à 12 ans, j’ai fait « couture » à l’école et là ça a été une révélation. Pour une fois, j’avais le droit de toucher à la machine et à partir de là, j’ai commencé à créer mes fringues, à tenter et à dire à mes parents « j’aimerais bien faire des études ..heu … dans la mode ! » mais dans les années 90 c’était pas simple. Et comme j’étais plutôt douée à l’école, que j’ai eu mon bac avec mention … pour mes parents, quand je leur ai dit « j’aimerais bien arrêter les études pour faire un Cap Couture » ils m’ont regardé et ils ont dit « Quoi ??? t’es folle !? Non, tu vas faire une école d’ingénieur » !

J’ai écouté, j’ai tenté le concours. Acte manqué, j’y suis allée sans calculatrice ! Finalement, j’ai fait un IUT Mécanique. J’étais plutôt douée dans tout ce qui était conception 3D, science des matériaux, etc. J’avais 17 ans. Première année, tout se passe bien ! Deuxième année, je reçois un journal local et là je vois « défilé de l’école ESMode ». Là je me dis « il y a une école à Lyon ? » Pour moi c’était LA solution puisque mes parents ne voulaient pas que j’aille à Paris, je leur servais l’idée sur un plateau…
J’ai fait les entretiens sans leur en parler, j’ai fait les premiers tests et puis j’ai dit à mes parents « je suis prise, j’arrête l’IUT » Ils m’ont incité à terminer l’Iut pour continuer ensuite et c’est ce que j’ai fait. Je suis allée au bout puis j’ai continué mes études : deux années à Lyon, une année à Paris. J’avais pas forcément envie de m’y installer, je préférais privilégier ma vie en province.

Petite aparté ? T’es d’où ?

J’ai beaucoup bougé ! Ma famille est plutôt sur Poitiers mais si je devais dire d’où mon cœur est, ce serait la Charente Maritime. Je me sens plus charentaise que poitevine ! Ma grand mère avait une maison là bas, à Royan et quand j’étais petite j’y ai passé beaucoup, beaucoup de temps, les vacances avec les cousins…

J’ai une famille avec de fortes personnalités et comme on bougeait tous les deux ans, cette maison a été notre point de chute régulier. Dès qu’on a un moment encore, on y monte, on est à 200 m de la plage, tout se fait à pied ou à vélo, c’est un petit coin de paradis.

Le but de ces rencontres là est d’aller plus loin dans la rencontre d’une personne, d’un univers, ce qu’il y a derrière ce que l’on peut voir sur les réseaux sociaux et comprendre un peu le parcours jusqu’à la création de l’entreprise ! Tu as bien amorcé la chose ! On continue un peu sur ce qui t’a mené à la création de Bérangère A ?

 

Quand je suis sortie de l’école, au départ, j’ai cherché un boulot à Lyon et pile à ce moment là, je rencontre quelqu’un… de Poitiers. Hyper pratique pour les trajets, Lyon – Poitiers, faut quand même passer le Massif central, accroche toi !

Puis je sortais d’une relation un peu à distance et j’avais pas envie de me replonger dans ce genre d’histoire alors je lui ai dit « écoute, où tu viens, où on arrête ». La semaine d’après, il était là… Et ça fait 22 ans maintenant ! (Wouah, c’est beau ça ! Elle sourit …)

Il m’a suivi. D’abord à Lyon, puis en Vendée, pendant 7 ans, j’étais chef de produit. On a eu deux enfants. Lui, il a repris une formation à cette époque là et on re bougé pour se rapprocher de nos familles. On a vécu 7 ans à Tours, c’était chouette, puis le petit troisième est arrivé et on avait envie de bouger encore. Lui a trouvé du travail à Toulouse. Il connaissait cette ville parce qu’il y avait fait ses études puis il avait bien envie d’y revenir : c’est comme ça qu’on est arrivés !

Moi avec mes 3 gamins et sans boulot ! Mes enfants avaient 11, 8 et 1 an ½.

Voilà… Au départ, j’ai cherché quand même du travail, puis une maison.

J’avais déjà fait une première étude de marché, il était déjà un peu question de robe de mariée.

En fait, au départ la robe de mariée c’était un « hobbie ». C’est quelque chose que je faisais déjà en parallèle de mon job, j’avais fait les robes de mes cousines, de mes sœurs, d’amies. Je devais en faire une / deux par an.

Dans mon étude de marché, je me suis vite rendue compte qu’imaginer avoir un local c’était compliqué donc je cherchais une maison avec de l’espace pour pouvoir y inclure mon activité.
Entre temps, ma sœur, qui est mon petit ange gardien avait fait un petit tour de moulinette de motivation et puis je suis allée voir une conseillère. J’avais peur de la création d’entreprise. Elle m’a dit « bein vous allez vous former ».

J’ai pleuré une bonne après midi et puis je me suis dit « allez ! Tu y vas ! »

De là j’ai appelé plusieurs numéros et au troisième c’était la bonne ! La formation commençait la semaine suivante, le temps d’organiser le quotidien, les journées, les enfants, etc. et c’était parti !

C’est ce qui m’a permis d’avoir des bases de compta, de gestion, de marketing, ce qui m’a permis de refaire une étude de marché en insérant le local dans la maison. Et là, ça marchait !

Je me suis lancée en Janvier 2014, immatriculée en Avril et c’est comme ça que ça c’est fait …

Du coup tu te lances ?

Je me lance ! J’étais dans une période où j’avais envie de beaucoup de mixité dans mes créations. J’ai toujours beaucoup aimé les tissus africains, je commence et je me lance dans une collection de robes de cocktail en tissus africains ! J’étais inspirée ! (elle se marre!)
Je m’inscris à deux salons pour présenter tout ça.

Et là, la responsable du salon me dit « t’auras combien de robes de mariée du coup à présenter ? »

Je tilte qu’en fait, j’ai pas de robe de mariée (on se met à rire, forcément !)

Je lui dis que j’ai des robes de cocktail … mais elle avait quand même envie d’un défilé avec des robes de mariée (ce qui semble logique, ahah!)

Panique à bord, j’appelle mes sœurs, cousines, amies pour qu’elles m’envoient les robes, vite et je reçois tout ça en colis en me disant que quand même, ce serait bien que je couds ! En quinze jours, paf, je crée une robe sur mesure, sur la modèle qui allait défiler directement.

Ce premier salon a été top parce que cela m’a permis de créer un premier cercle de réseau, de faire de belles rencontres. IL y avait des personnes qui venaient me voir et qui me disaient que ce que je faisais était dingue et qu’elles avaient envie de travailler avec moi !

C’était fou pour moi à ce moment là…

L’année suivante j’ai fait pas mal de shootings d’inspiration et je pense que j’étais tellement dans le doute que plutôt que d’imaginer une collection, j’allais au gré de mes rencontres, de mes feelings et de ces personnes qui venaient vers moi pour me proposer des projets pour lesquels je créais des robes sur mesure. La première année, j’ai du en faire 3.

Et ça a été l’explosion. L’année suivante, multitude de propositions et de collaborations. Et pour les clientes … la première année : 1, la deuxième : 5 ou 6 et la troisième :13 ou 14, donc belle évolution, j’étais dans mon prévisionnel.

Mais, troisième année : problème. Je suis une personne assez gentille, qui a pas mal d’empathie (elle commence à rire, le rire un peu nerveux tu sais ?) et du coup c’est malheureusement facile de m’avoir… Parce qu’à l’époque, je ne savais pas dire non. Ça a été une grosse année avec beaucoup de projets que je n’ai pas su décliner et j’ai fini par faire un burn out. J’ai tout stopper. Pendant trois mois j’ai tout arrêté et je me suis dit qu’il fallait que je commence à penser à Bérangère A pour

Bérangère A, pour pour les autres !
Du coup ça a débouché sur deux ans de travail, pour moi, sur mon identité visuelle, sur une collection, la première qui est sortie en 2018. C’était déjà une bonne petite cuvée et puis ensuite celle de 2019-2020 dans laquelle j’ai mis vraiment toute mon âme.

Et là, la suivante va être encore … (elle ne finit pas sas phrase mais elle fait un grand sourire !)

La collection précédente me semblait tellement aboutie que je me disais, je pourrai pas faire mieux et puis finalement … j’ai pris le temps. J’avais envie de refaire une collection cocktail, donc j’ai re travaillé d’abord sur ça et puis fin Novembre, je ne sais plus comment ça a commencé.

C’est toujours un détail qui fait tilt… La créativité, l’envie ! Et là on est en plein moment où il y en a partout, elles sont un peu en Kit mais elles sont là …

Maintenant c’est le moment où on va passer au petit jeu du portrait chinois !

Si toi, Bérangère en tant que personne, tu étais un paysage ?

Je serais le coucher de soleil sur le phare de Saint Georges de Didonne. Que je vais avoir dans la peau dans quelques semaines d’ailleurs ! (et on veut voir la photo quand ce sera fait!)

Si tu étais un élément ?

Très bonne question. Je serai l’eau. Je ne suis pas poisson mais je serai comme un poisson dans l’eau.

Si tu étais un livre ?

Je viens d’en finir un, ça s’appelle Le livre des Baltimore de Joel Dicker et ce livre m’a retourné. Très beau livre, qui te fait réfléchir sur la perception de toi dans ta famille, par rapport aux autres. L’idée que toi tu as l’impression de pas avoir réussi alors que dans les yeux des autres, ils ont l’impression que c’est toi qui as réussi et pas eux.

Bref, ça fait réfléchir …

Si tu étais un film ?
(Du tac au tac) Coup de foudre à Nothing Hill !

Et oui … Ma fille s’appelle Anna quand même !

Voilà …

Je suis très comédie romantique ! Je vis dans le pays des Bisounours moi !

Si tu étais une chanson ?

Y en a tellement, c’est dur ! Allez, la dernière de Lenny Kravitz ! Je suis allée le voir en concert, c’était top ! Lenny, c’est mon crush !

Si tu étais un super pouvoir ?

D’aller super vite et de pouvoir faire tout plein de choses à la fois ! Comme toutes les mamans non ? (ooooooh oui !)

Si tu étais une qualité ?

La patience. La patience …

Je pense qu’à l’heure actuelle, rester 22 ans avec la même personne, trois enfants, monter sa boite et avoir la patience de vivre les hauts, les bas, etc pour réussir à aller doucement dans un monde qui va vite, c’est quand même pas mal !

Et si tu étais un défaut ?

Je suis trop émotive ! (je la taquine en lui disant  « ça se sent pas ! » )

Parfois ça m’enquiquine cette sensibilité exacerbée. J’aimerais réussir à prendre de la distance mais je n’y arrive pas toujours. Et c’est pour ça que j’apprécie autant Olivia (sa stagiaire qui est en train de travailler juste à côté de nous !), c’est la force tranquille ! Elle est imperturbable (et c’est vrai parce qu’elle n’entend même pas qu’on parle d’elle!)

J’essaye de me protéger de la négativité, quelqu’un qui parle fort à côté de moi, je prends tout très facilement mais j »y travaille pour plus me protéger.

Si toi, maintenant par rapport à ton travail et à ton entreprise, tu étais le moment de la journée où tu te sens au max de ta créativité ?

Alors, il n’y a pas vraiment de moment. C’est plus des jours ! Il y a des jours où tu te sens comme clairvoyant, je peux même pas l’expliquer, ça va être un rayon de soleil qui vient éclairer un tissu d’une certaine manière, un matin parce que mon fils est venu me faire un gros câlin pour me réveiller et quand je descends mon mari m’a préparé le petit dèj, ce genre de petites choses qui vont faire que…
Et puis… il y a les jours où rien ne va ! Où la machine te joue des tours toute la journée, on finit le soir, la robe est encore moins avancée que le matin. Il y a des jours où je ne touche pas la machine parce qu’il y a des jours où il y a beaucoup de créativité et des jours où il faut pas ! Du coup c’est compta ! (on rigole ! ) Bon… Y a pas beaucoup de jours de compta .. J’avoue que je procrastine beaucoup sur ce truc de la compta !

Et il peut aussi y avoir un mauvais jour qui se transforme. Il y a trois semaines par exemple, je suis sortie d’un essayage, j’ai pris un papier, un stylo, j’ai fait une photo, et je me suis dit « ahhhhh voilà ; c’était ça que je cherchais »

Petite anecdote qui remonte à juste avant les vacances. Les robes je les ai toujours plus ou moins dessinées, je les ai plus ou moins dans la tête. On avait avancé mais on avait pas tout remonté et avant les vacances il fallait que je re visualise, du coup j’ai sorti toutes les boites. Elle compte 1,2,3,4,5,6,7.

Ok … Donc 7, en kit puis j’en ai déjà 7 de finies.

J’ai pas compté à combien j’en suis pour cette collection… D’habitude je me fais un budget, là j’ai dit « N O L I M I T » ! (Elle fait une petite tête de moue.. Le genre de tête de la petite fille qui a fait une bétise …) Là, je me suis lâchée, c’est pas bien … Enfin, si c’est bien parce que je ne me suis mis aucune limite et j’ai vraiment fait ce que je voulais sans me mettre de barrière financière. J’ai fait. Au niveau des dentelles, j’ai privilégié les dentelles de Calais en allant dans des choses plus fines encore que la collection précédente.

Si tu étais un endroit qui t’inspire ?

J’ai pas besoin d’endroit pour être inspirée ! Ça peut être quelque chose que j’entends à la radio, que je vois dans un magazine, quelqu’un que je croise même. T’as pas besoin d’aller dans un musée pour être inspiré ! Il suffit juste de laisser ses sens s’éveiller et recevoir. C’est aussi ça le métier de styliste : « Savoir capter l’air du temps et le retranscrire en quelque chose de nouveau ». (je lui dis que c’est joli ça ! Et elle rigole en me disant « c’est pas de moi, je crois que ça a déjà été dit hein!)

Si tu étais un souvenir marquant dans l’histoire de Bérangère A ?

C’est dur… Je sais pas ! Je dirais mon shooting de collection de l’année dernière. C’est toujours un moment très exaltant. C’est la fin d’un cycle de création où tu vois enfin tous les éléments qui se mettent en place. C’était aussi la clôture d’une collaboration de 4 ou 5 shootings avec une même équipe et on était vraiment en phase.

C’est beau… Y a pas d’autres mots. Quand j’ai reçu les photos, j’ai dit « wouah c’est beau »

Tout le monde a fait son travail parfaitement. Le maquillage, la coiffure, la modèle. Les photographes, elles étaient 3 quand même. Et quand je les regardais, c’était beau parce qu’elles se croisaient, se re croisaient, et très naturellement, elles ont toutes su capter quelque chose de différent. C’est pour ça que j’aime faire des shooting où il y a plusieurs photographes.

Donc ce serait ce souvenir là !

Si tu étais une photo ?

(Elle rigole.) Tu me tues ! Roh… Pffff c’est trop dur d’en choisir qu’une. Je serais tentée de dire la dernière prise par le dernier photographe que j’ai rencontré sur un festival et qui m’a dit « j’ai trop envie de shooter tes robes dehors ! » c’était la tempête, on était en alerte rouge ! Je lui ai dit « ok si les modèles sont d’accord pour sortir, on y va »

J’avais pas trop vu ce qu’il faisait en fait et quand quelques heures après j’ai vu la photo qu’il avait publiée, j’ai fait « ah ouai » ! Une photo noir et blanc, avec un plan assez serré. Et ce qui est fou c’est que j’étais avec lui et j’ai vu ce qu’il se passait et lui… il a vu ça !

C’est pour ça que j’adore travailler avec des photographes parce que eux aussi mettent de leur personnalité là dedans.

Si tu étais une anecdote ?

Comment t’expliquer qu’il m’arrive toujours des choses improbables ? Que je suis la Gaston Lagaffe au féminin ? Que des anecdotes je pourrais t’en trouver des milliers mais alors là pour t’en trouver une… (elle se tourne vers Olivia et lui dit « Heu Olivia, qu’est ce qui m’est arrivé de dingue là, ces derniers jours ? » – on se marre !)

Bon faut quand même que ce soit positif hein je vais essayer de pas déprimer tout le monde !

Ah si, anecdote ! Encore au dernier festival You and me à Paris, j’étais installée dans la partie sous sol et en face de moi il y avait deux jeunes femmes qui s’appellent « Growing Paper ».

Alors déjà, truc improbable, la seule fois où j’avais fait des cartons de remerciement, c’est à elle que j’avais commandé des enveloppes ensemencées ! Donc, là t’arrives et tu te dis « mais je vous connais en fait les filles » ! Déjà, dingue !

Puis à la soirée pro, il y a une jeune fille qui vient me voir et qui me demande si c’est moi Bérangère. Et qui ajoute « c’est dingue, j’étais venue pour voir Growing Paper mais il vient de se passer un truc de dingue. Quand je me suis retournée, j’ai vu votre mannequin et c’est ma cousine, Anya. » En fait c’est sa cousine germaine, elles passaient leurs vacances en Ukraine ou en Russie je sais plus, quand elles étaient petites. Elles ne se sont pas vues depuis vingt ans et là elle se retourne et qu’est ce qu’elle voit ?  Sa cousine, en photo !
Du coup là, après lui avoir dit qu’elle vivait sur Toulouse et qu’elle avait Instagram : (elle tape dans ses mains en même temps  ) elle a renoué avec sa cousine !

Voilà, il m’arrive tout le temps des trucs comme ça !

J’en ai une autre, t’en veux une deuxième ? – Bien sur !

Toujours sur le festival You and Me. Je discute avec une créatrice de bijoux fantaisie qui me fait essayer un modèle. On fait des photos, elle publie sa photo sur son Insta, elle revient une heure après en me disant

« – tu connais Laure ? » alors je lui dis que oui, des Laure, j’en ai connu par mal et qu’il faut préciser ! Et elle me parle de « Laure d’ESMODE, qui était en classe avec toi et Beryl »

– Cette Laure là ? Roh oui je vois très bien ! Je me souviens très bien ! « Ben elle vient de m’envoyer un message, c’était ma maître de stage quand j’ai fait mes études, on a sympathisé, on se connait bien et elle propose qu’on se boive un verre toutes les trois quand tu reviens sur Paris ! »

Si tu étais un fou rire ? (j’imagine qu’il y en a quelques uns aussi)

Le dernier en date, avec mes filles l’autre soir, à faire un tik tok ! (elle rit !) On a beaucoup ri parce que moi j’appelais ça Tictac ! Puis après j’ai essayé de faire leur chorée et j’ai interdit qu’elles diffusent ça … Bien sur, elles ont montré ça à tout leur réseau. (Un vote pour que Bérangère publie ça sur instagram peut être?)

Si tu étais une mauvaise habitude ?

J’ai repris la cigarette il y a un mois… J’avais arrêté pendant 7 ans. Mais je lutte pas. Je sais que je ré arrêterai..

Si tu étais quelque chose dont tu es fière ?

A chaque fois que je finis une robe je suis super fière.
Voir le sourire et les larmes aux yeux des mariées quand elles repartent avec leur robe.

Faire quelque chose, fabriquer avec ses dix doigts, c’est un bonheur intense ! Quand tu regardes et que c’est fini tu te dis « Putain c’est moi qui l’ai fait » c’est bateau, ça a l’air nul comme ça mais oui, tu te dis « oh c’est mon nouveau chef d’oeuvre »

Et d’avoir réussi à décrypter ce que voulait vraiment la mariée aussi ! Elles savent ce qu’elles ne veulent pas mais elles ne savent pas vraiment ce qu’elles veulent non plus. Parfois ça prend du temps, des mois et puis un jour, elles vont dire un mot et là je vais comprendre et dire « ah mais c’est ça que vous voulez ? »  et là « mais ouiiiiiii, mais oui c’est ça ! »

Parfois les mariées elles me retournent, et « hop tiens, une petite Bérangère retournée, une petite crêpe là ! »

Si tu étais ce que tu préfères le plus dans ton travail ?

La machine à coudre. Bien évidemment. Ah bein oui ! Les jours où je ne crée pas quelque chose, je me dis que c’est une journée ratée… J’en ai besoin. Les vacances, il faut que ça se termine ! Je me connais alors je prends d’autres choses pour m’occuper mais y a des jours où je suis limite à la recherche d’un truc ou d’un papier pour faire un origami  et calmer mes mains !

Si tu étais quelque chose qui peut être difficile dans ton travail ?

Ce qui est difficile c’est d’être entrepreneur. De devoir tout faire, tout gérer et être spécialiste dans tous les métiers alors qu’à la base t’es un créatif. Là tu dois devenir web designer, community manager, infuenceur sur les réseaux sociaux, comptable, gestionnaire avoir une vision stratégique à 10 ans … Heu … Elle est où la créativité dans tout ça ! (j’ajoute et le temps…?)

Si tu étais quelque chose que tu aimes que les mariés, là plutôt la mariée retienne de votre collaboration ?

Ce que j’aime qu’elles retiennent c’est ma bienveillance, ma bonne humeur. Je leur envoie un petit questionnaire après et ce qui revient c’est ça : bienveillance, écoute, disponibilité et rigolote (elle le dit en riant!) qui reviennent le plus souvent ! Je les fait marrer ! (Tiens donc !) Parfois elles peuvent arriver un peu tendues, stressées, alors je peux les faire rire, être un peu psy, coach en méditation, des choses que je fais pour moi et que parfois je fais pour mes mariées parce qu’elles ont juste besoin de cinq minutes pour être dans l’instant présent et pouvoir profiter de ce qu’on va faire. IL y a des essayages qui sont plus importants que d’autres et j’ai besoin qu’elles soient détendues …

Si tu étais un conseil pour un couple de futurs mariés ?

Elle a un petit rire… Ne jamais couper le lien et toujours communiquer ! Conseil d’amie !

Si tu étais un gros mot ?

Pardi ! Pardi ? Oui, pardi ! C’est le remplaçant de (elle l’épèle!) P-U-T-A-I-N dans la maison ! Et oui j’ai encore un petit ! Alors c’est la maison des « saperlipopette » et « crotte de bique » …

Si tu étais une citation, une devise, un slogan ?

Tu m’as perdue là ! J’aime bien les mantras, plutôt de Yoga. Etre à l’écoute de soi et essayer d’être dans l’empathie avec les gens !

Et Si tu étais un Hashtag ?

Oh putain ! Oh je les déteste !

Je viens de prendre une agence de com pour tout ça ! (Coucou La box Digitale!)

Alors si j’étais un hashtag, non là je serai vulgaire ! (elle éclate de rire!)

Quelque chose à ajouter ?

J’ai super hâte de présenter ma collection, surement en Septembre !

Tu veux voir quelques modèles ?

Le petit mot de Charlotte :

J’ai rencontré Bérangère en début d’année sur un salon du Mariage. En vrai, j’ai d’abord rencontré son univers et ses robes puisque j’étais en avance le premier matin avant que le salon ouvre ses portes et que je faisais un petit tour …

Elle n’était pas sur son stand et je m’y suis arrêtée, comme une privilégiée avant la foule qui allait arriver !

J’ai pris le temps… de regarder ses modèles, ses images, le petit univers qu’elle avait imaginé. Mes yeux ont directement été attiré vers cette robe aux allures de kimono et aux détails brodés colorés. Coup de cœur garanti. J’ai pris le temps de voir, de regarder, d’admirer, comme une petite fille à qui l’on dit « tu n’as le droit de toucher qu’avec tes yeux ».

Je savais que je reviendrai, plus tard, pour rencontrer la personne qui se cachait derrière…

Ce fût chose faite et je n’ai pas été déçue !

Nous avons échangé, discuté, et cela a été très naturel. Très rapidement, je lui parlais du projet des itw-portrait en lui disant que j’aimerais vraiment connaître un peu plus son univers et son histoire !

Ce que j’ai tout de suite beaucoup aimé chez Bérangère c’est cet accord parfait entre douceur et folie.
Elle porte en elle ce genre d’énergie qui te fait te sentir en confiance et qui te fait aussi ressentir rapidement qu’il n’y a pas de limite dans l’imaginaire et que go, on fonce et on peut aller où la créativité nous mène. Forcément j’adore ça !

Au delà de son travail remarquable de créatrice et de son talent acté, il y a la personne avec qui quand elle me raconte son parcours, j’entends plein de choses qui font écho à ma propre histoire à moi ! Et ce qui est fou (ou pas…) c’est que très souvent, ces personnes que je rencontre, ont ce petit quelque chose qui va venir éveiller chez moi une partie de mon moi « personnel », de ce que j’ai vécu moi, enfant ou plus âgée. Pas de hasard c’est ça ? Oui, je suis d’accord…

Bérangère fait assurément partie de ses artistes toulousaines qui ont la sensibilité, l’écoute et le talent pour créer vos précieuses robes du jour J. . . A suivre sans modération ! Et en plus elle se challenge sur les Hashtag, ahaha ….

Pour en savoir plus sur Bérangère A :

Direction :

Le site internet :

https://www.berangere-a.com/

Le compte Instagram :

@berangerea_creatrice

Et par tel & mail :

06 51 16 42 47 / contact@berangere-a.com

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